Jeudi 13 janvier 20212

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En campagne

Présidentielle 2022

Bonjour à toutes et à tous,

Des milliers d'enseignants et des personnels de l'Education nationale ont manifesté aujourd'hui à travers la France, suivis par les journalistes d'Actu. Emmanuel Macron doit-il s'inquiéter de cette mobilisation sociale à quelques mois de l'élection présidentielle ?


D'autres salariés sont aussi épuisés. A l'image de ces professionnels de santé que le député LFI François Ruffin a rencontrés à Vitré, pour le compte de Jean-Luc Mélenchon. Ou les employés de la fonderie Sam de Viviez, soutenus par Yannick Jadot (EELV) dans leur demande de réouverture d'usine.


Egalement au sommaire de ce nouveau numéro d'"En campagne", l'opposition d'Eric Zemmour au déboulonnage d'une statue aux Sables-d'Olonne.


Bonne lecture,

Florent Servia

Journaliste Actu

Vu des régions

🔩 Serrer les boulons. « Je suis là pour défendre les traditions et l’enracinement millénaire chrétien de cette région et de toute la France » a fait savoir Eric Zemmour aux Sables-d'Olonne. Accompagné du local Philippe de Villiers, le candidat de la Reconquête, lancé dans une course contre la montre face à Marine Le Pen, a défendu le maintien de la statue Saint-Michel face à la « vindicte des imbéciles », rapporte le Journal des Sables.


🚑 Tirer sur l'ambulance. François Ruffin est allé prendre la température de l'hôpital public à Vitré, près de Rennes. Le 12 janvier, le député de La France Insoumise a rencontré des syndicats du centre hospitalier, des usagers et des professionnels de santé mécontents, voire à bout de nerfs. Minés par le sentiment du travail non-accompli, Ils ont évoqué l'accès aux soins pour tous et de meilleures conditions de travail. Pour François Ruffin, il faudrait un service d'urgence ouvert à moins de 30 minutes de chaque habitant, rapporte le Journal de Vitré.


💶 Les vrais problèmes. Carole Delga, porte-parole d'Anne Hidalgo et présidente de la région Occitanie, est atterrée par le niveau des débats. Pour elle, les candidats oublient les soucis rencontrés au quotidien par les citoyens, relate Actu Toulouse. Au premier rang desquels, les « problèmes de pouvoir d'achat.» Elle craint une forte abstention, conséquence de la désaffection pour les politiques.

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C'est en millions d'euros la somme investie par l'Etat dans le financement de l'hôtel des polices à Nice.

Le président Emmanuel Macron était à Nice, lundi 10 janvier, pour visiter l'ancien hôpital Saint-Roch, futur site de l'Hôtel des polices. Christian Estrosi, le maire de la ville française la plus dépensière en matière de sécurité, a décidé d'y réunir les polices nationale et municipale et d'y installer le premier centre d'hypervision urbain - un complexe ultramoderne de vidéoprotection.


Mis en veille pendant des années, le projet avait été relancé en avril 2021 après l'annonce de la participation financière de l'Etat par Emmanuel Macron.

Le budget prévu pour ce futur Hôtel des polices est de 220 millions d’euros. La Ville de Nice doit contribuer à hauteur de 28 millions d’euros et la région PACA à 10 millions d’euros. Le reste sera donc financé par l'Etat.


Le conseiller départemental Éric Ciotti et la candidate à l’élection présidentielle Valérie Pécresse ont dénoncé la politique sécuritaire d’Emmanuel Macron, note Actu Nice. Ils accusent le président de la République de faire campagne. 

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#Monurgence2022

Je pense que le confinement et l’arrêt total des activités, dans la culture notamment, auraient pu être évités si l’hôpital fonctionnait correctement. Il faut accorder plus de moyens aux services publics

— Stéphane*, intermittent du spectacle et père

Son salaire a diminué par deux avec la pandémie. Stéphane* gagnait 3000 euros net avant que la crise sanitaire n'entraîne confinements et fermetures des salles de spectacle. Le technicien lumière enchaînait depuis dix ans les festivals, concerts, conférences ou autres évènements…


Avec sa femme Julie, violoniste et professeure de musique au salaire de 1 800 euros net, Stéphane a dû continuer à rembourser son prêt immobilier et assurer l'avenir de ses deux enfants. Il s'est surtout senti « comme un paria » à voir « le reste de la société » travailler.


A l'approche de l'élection présidentielle, il aimerait que l'accent soit mis sur l'éducation et la culture. Cette dernière fait, selon lui, « partie des leviers de l'épanouissement personnel ». Stéphane, dont le prénom a été modifié à sa demande, dévoile son portefeuille à Actu Seine-Saint-Denis.

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Pendant ce temps à Paris

💣 Coûte que coûte. Anne Hidalgo continuera sa campagne « comme [Yannick] Jadot et [Jean-Luc] Mélenchon » malgré le résultat de la Primaire populaire. Ce matin la candidate PS est revenue sur sa déclaration de décembre, malgré des doutes émis au sein de son parti, rapporte Actu Paris. Pour la maire de Paris, la « primaire aura loupé son objectif si elle rajoute un candidat ». La gauche, qui compte déjà 7 candidats, ne s'en retrouverait que plus morcelée.


🃏 Joker ? Christiane Taubira pourrait être la huitième candidate de gauche. « Je mettrai toutes mes forces dans l'union » avait-elle déclaré en décembre, rappelle Actu. La Primaire populaire donne selon elle « cette dernière chance de rassemblement ». L'ancienne ministre de la Justice ne sera candidate qu'en cas de victoire à ce scrutin populaire. Ce qui n'arrangerait pas les affaires d'Anne Hidalgo. La candidate intronisée par le PS plafonne à 5 % des intentions de vote ces dernières semaines.


📣 Non à la délocalisation. Les salariés de la fonderie Sam de Viviez (Aveyron) placée en liquidation et occupée par ses 350 salariés depuis fin novembre ont fait du bruit devant Bercy, mercredi 12 janvier. Actu Occitanie note la présence du candidat EELV Yannick Jadot. Avec Sandrine Rousseau, ce dernier s'est joint aux manifestants pour demander le maintien de la fonderie en France.

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La question

Faut-il établir un plafond au nombre de parrainages par candidat ?

Jusqu'à quand Gérard Pignol sera-t-il candidat à l'élection présidentielle ? L'ancien professeur risque de ne pas réunir les 500 signatures nécessaires pour se présenter officiellement. Il propose de « limiter le nombre de signatures à 1.000 par candidat, afin que les "gros" candidats ne trustent pas toutes les signatures. Il existe le plancher de 500 signatures, je veux créer un plafond », explique-t-il à Actu Lyon.


Marine Le Pen, Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon dénoncent également ce système, note Gérard Pignol. Tous les trois souhaitent d'ailleurs remplacer le système actuel par des « parrainages citoyens » jugés plus démocratiques.


Pour Gérard Pignol il n'y a de toute façon pas de démocratie pour les « petits candidats » comme lui. Resté sans nouvelles de France 3 après plusieurs relances, il a lancé une pétition pour que les petits candidats soient invités sur les plateaux de télévision. Près de 20 000 personnes l'ont signée à ce jour.

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Pour briller au comptoir

Ancien Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, de 1974 à 1976, Jacques Chirac se présente à l'élection présidentielle de 1981, cinq ans après avoir claqué la porte du gouvernement. Sa campagne consiste alors largement à critiquer le mandat du président sortant, qu'il avait pourtant contribué à mettre sur orbite, retrace Public Sénat.


Jacques Chirac (18 %) arrive finalement troisième du premier tour derrière Valérie Giscard d'Estaing (28,32%) et François Mitterrand (25,85 %). Il indique qu'il votera Giscard à titre personnel, mais refuse de donner une consigne aux militants du RPR. François Mitterrand est élu président.

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