Jeudi 20 janvier 20212

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En campagne

Présidentielle 2022

Bonjour à toutes et à tous,

Au sommaire cette semaine :


- un voyage dans l'espace avec Jean-Luc Mélenchon

- Eric Zemmour condamné pour provocation à la haine raciale

- des boulangers de la Manche en colère

- l'abandon d'Arnaud Montebourg

- l'Ibizagate de Jean-Michel Blanquer

- un point sur la Primaire populaire à dix jours de son dénouement


Bonne lecture,

Florent Servia

Journaliste Actu

Vu des régions

🇪🇺 Capitale de l'Europe. Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon ont cru bon se rendre à Strasbourg, mercredi, où Emmanuel Macron donnait un discours au parlement européen, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Profitant de l'occasion, Jean-Luc Mélenchon a promis une « harmonisation sociale [européenne] par le haut », qui reviendrait à améliorer le droit social des citoyens de l'Union européenne sans contrevenir à celui des Français. La priorité selon lui ? L'établissement d'un salaire minimum européen.


🚜 Territoires. « La ruralité ne peut pas être la grande oubliée » a clamé Valérie Pécresse lors d'un déplacement dans le Lot. Sans propositions, « venue écouter (...) en phase de programme », avec Aurélien Pradiée, député LR dans la région, la candidate a évoqué une meilleure orientation des jeunes « vers les métiers de leur territoire », lors de la visite du Campus des Métiers de Cahors, et a promis plus de latitude aux maires dans le développement de leurs communes, relate Actu Lot.


☎️ Une offre qui ne se refuse pas. Tous les coups sont-ils permis dans la course aux parrains ? En Ariège, une femme se revendiquant du Conseil départemental a demandé à une maire du département d'apporter son parrainage. Remontée, Christine Téqui, la présidente du conseil départemental d'Ariège, dénonce « ces méthodes fallacieuses d'un parti d'extrême droite » qu'elle ne souhaite pas nommer mais contre lequel elle a décidé de porter plainte, rapporte Actu Occitanie.

10 000

C'est en euros l'amende qu'Eric Zemmour doit payer après sa condamnation pour provocation à la haine raciale et injure raciste.

⚖️ Jamais deux sans trois. Eric Zemmour a été condamné, lundi 17 janvier, pour provocation à la haine raciale et injure raciste par le tribunal correctionnel de Paris. Il devra verser 10 000 euros d'amende aux parties civiles (Sos Racisme, la Licra, la Seine-Saint-Denis…) pour avoir qualifié les mineurs isolés « d'invasion permanente » ainsi que de « violeurs et de voleurs » sur le plateau de Cnews, le 29 septembre 2020.


Le directeur de la publication de CNews Jean-Christophe Thierry a été condamné pour les mêmes faits à verser 3 000 euros d'amende. Eric Zemmour, qui en est à sa troisième condamnation de ce type, n'en a pas fini avec la justice : le candidat d'extrême droite est en effet de nouveau convoqué au tribunal, ce jeudi, pour contestation de crimes pour l'humanité, rapporte Actu Paris.

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#Monurgence2022

Il n'y a plus de stations-service en milieu rural et ce sont les communes qui sont aujourd'hui obligées, à leurs frais, d'en rouvrir. Demain, ce sera pareil pour les boulangeries.

— Jean-Denis Meslin, Président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de la Manche

L'ancien boulanger à Cherbourg ne décolère pas. Leclerc a annoncé un blocage des prix de la baguette de pain dans les magasins du groupe à 29 centimes -voire jusqu'à 23 centimes - pendant au moins quatre mois, au nom de la défense du pouvoir d'achat des Français dans un contexte inflationniste.


Pour Jean-Denis Meslin, Leclerc va « tuer la profession ». Selon l'Insee, en 2021, le prix moyen de la baguette classique était de 90 centimes en France. Jean-Denis Meslin se demande comment les magasins Leclerc peuvent pratiquer de si bas prix « après une augmentation de 30 % du coût des farines en septembre ». L'ancien boulanger imagine alors que la grande surface « écrase complètement ses producteurs » et explique à La Presse de la Manche que « sur une baguette à 1 euro, la marge est de 50 à 10 centimes ».


Cette polémique sur le prix de la baguette intervient dans un contexte où la profession est déjà malmenée : 21 000 postes sont à pourvoir en France, selon Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Environ 30 % seulement des personnes formées feraient carrière dans le métier. Faut-il davantage réguler la concurrence entre les grandes enseignes et les boulangeries sur les prix pratiqués ?

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Dossier

L'écologie, thématique incontournable

A Grenoble, à Nantes et en Bretagne, l'écologie a été au cœur des débats cette semaine. Tour de piste des évènements :


🤥 Pinocchio. Samedi dernier, le 15 janvier, Grenoble a reçu le titre de capitale verte européenne. L'occasion pour environ 1 000 militants de railler le bilan écologique d'Emmanuel Macron, grand absent de la cérémonie. Dans le cortège, note Actu Grenoble, 150 masques représentaient le visage du président de la République flanqué d'un nez de Pinocchio « pour les 150 mesures de la Convention citoyenne pour le climat qui n’ont pour la plupart pas été tenues ».


🛢️ « Sabotage climatique ». Même combat à Nantes, hier, où le portrait souillé de (faux) pétrole d'Emmanuel Macron faisait écho à ceux recouverts de verts à Grenoble. La branche Loire-Atlantique du Groupe d'intervention des grenouilles non violentes (GIGNV) était devant la Maison de l'Europe pour accuser le président sortant de sabotage climatique, explique Actu Nantes.


🎥 Coup de projecteur. Quelques jours plus tôt, le 15 janvier, Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour une « bifurcation écologique » lors d'un meeting « immersif et olfactif », à Nantes. Entourés d'écrans géants, les 3 000 militants ont vu défiler des images de l'espace et de notre planète, rapporte Actu Nantes. Montrant la mer, Jean-Luc Mélenchon s'est écrié : « regardez sa puissance, sa force, voilà la porte de sortie du nucléaire », dans une allusion claire aux éoliennes.


💨Anti-éolien. Pour Marine Le Pen les parcs éoliens en mer sont, au contraire, « une absurdité écologique ». Le Penthièvre était présent à sa rencontre avec des pêcheurs du cap d'Erquy, en Bretagne, le vendredi 14 janvier. A ces derniers, qui craignent craignent la perturbation des milieux marins et une disparition de la biodiversité synonyme de perte d'emploi, la candidate a promis de « faire arrêter ce chantier immédiatement », si elle est élue dans trois mois.

Pendant ce temps à Paris

Bis repetita. Hier, Arnaud Montebourg a annoncé le retrait de sa candidature. Très faiblement crédité dans les sondages, à raison de 1 à 3 % de vote, l'ancien ministre préfère se retirer de la course à l'Elysée. N'ayant pas réussi à « unir dans un programme commun [s]a candidature à d'autres », il ne soutiendra « aucun candidat ». Arrivé en troisième place à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg n'avait pas eu plus de succès en 2017, rappelle Actu.fr.


🏝️ Démission. Jean-Michel Blanquer est sous le feu des critiques. En cause un nouveau protocole sanitaire envoyé à la dernière minute depuis son lieu de vacances, à Ibiza, un dimanche soir, à la veille de la rentrée scolaire du lundi 3 janvier. Le symbole passe mal. Déjà très critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, le ministre de l'Education est à l'origine des grèves massives organisées jeudi dernier et aujourd'hui, rapporte Actu.fr. « Si c’était à refaire, j’aurai choisi un autre lieu », a-t-il reconnu au JT de TF1, ce mardi 18 janvier, sans pour autant démissionner, comme le réclament certains membres de l'opposition.

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La question

Le point sur la Primaire populaire à dix jours de son dénouement

La Primaire populaire aura lieu entre les 27 et 30 janvier prochains. Elle entend faire émerger une candidature citoyenne basée sur des valeurs sociales et écologistes.


A trois jours de la clôture des inscriptions, le 23 janvier, le mouvement revendique plus de 300 000 participants. Ils départageront 7 candidats marqués à gauche : Christiane Taubira, Anne Hidaldo, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou, Anna Agueb-Porterie et Charlotte Marchandise.


Ils se sont désolidarisés. Anne Hidaldo, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon maintiendront leur candidature en dépit de la volonté de la Primaire populaire de rassembler. A noter qu'aucun des candidats susmentionnés ne dépasse, à ce jour, les 10 % dans les sondages.


Scrutin majoritaire. Parce qu'elle privilégie au parti ou à son candidat, la Primaire populaire organise un vote au scrutin majoritaire à un tour. Ainsi les votants devront-ils évaluer chaque candidat avec des mentions à chaque question posée : le vainqueur sera celui qui aura la meilleure mention majoritaire. Une telle organisation « oblige à aller fouiller dans les projets politiques », explique Mathilde Imer, porte-parole du mouvement, à Actu.fr.


L'organisation soutiendra son vainqueur, si ce dernier « signe un contrat pour continuer à œuvrer en faveur du rassemblement et introduire le socle commun », précise Samuel Grzybowski à Actu.fr, autre porte-parole de la Primaire populaire. Le vainqueur bénéficiera alors de l'appui de 5 000 militants supplémentaires, si ces derniers venaient à jouer le jeu jusqu'au bout.

Dix choses à savoir sur la Primaire populaire

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