Vendredi 13 mai 2022

Lire en ligne

C'est la vie !

Bonjour à toutes et à tous,

Au sommaire :


- Alaric grave les émotions dans le bois avec ses masques de théâtre

- Dans son atelier, David redonne une seconde vie aux pianos

- Lobbyiste dans la finance, Valentin va devenir boucher

- Le dernier défi d'un couvreur de 70 ans : construire la maison de ses rêves

- Mathilde a remplacé Tinder par les sites d'escorting


Bonne lecture

Florent Servia

Journaliste actu.fr

C'est son histoire

Alaric grave les émotions dans le bois avec ses masques de théâtre

Alaric était professeur de lettres en Seine-Saint-Denis quand une amie l'a invité à une exposition de masques où il ne voulait pas aller. C'était organisé par la fondation Barbier Mueller, en 1999, à Paris. En à peine quelques minutes, Alaric ressent une "connexion" entre lui et les centaines de masques africains.


Alaric se met à parcourir le monde : Japon, Mali, Indonésie... et à fabriquer des masques à partir de ses voyages, dans son atelier de Pantin. Depuis plus de vingt ans, l’artisan en fabrique pour des compagnies de théâtre, de danse ou de cirque. 


Pour les concevoir, il passe parfois derrière pour les porter. Une fois le nouveau visage fait de bois, d’argile, de résine ou de tissu sur lui, Alaric Chagnard n’est plus. Inutile de lui demander s’il est présent, c’est un personnage imaginaire qui prend le dessus. Certains de ces masques sont d'ailleurs destinés à être portés sur des scènes de théâtre. Dans ce cas, les artistes, Alaric prend l'empreinte de leur visage à l'atelier.

Toute la complexité est de fixer les traits de caractère.

Néanmoins, les masques doivent transmettre plusieurs émotions. “Sur scène, l’éclairage a son importance. Les lignes de force du masque n’apparaissent pas de la même manière en fonction de l’inclinaison de la lumière”, explique-t-il en positionnant sa lampe de bureau sous un visage fait de plâtre.


Le dessein d’Alaric n’est pas seulement celui de donner vie à ses créations. En 2015 et 2017, il s’attelle à faire rayonner ces visages modelés dans le monde entier. Au cours d’un de ses voyages en Corée du Sud, à Andong, il fait la rencontre d’un sculpteur de masques dont le fils travaille dans l’association Imaco (International mask arts & culture organization).


Cette dernière tente de faire entrer le masque comme patrimoine intangible de l’humanité auprès de l’Unesco. Pour le représenter en France, Alaric Chagnard a monté un dossier sur les grands courants esthétiques et son utilisation au théâtre depuis plusieurs siècles, rapporte Actu Seine-Saint-Denis.

Découvrez son histoire

Appel à témoignages

Vous connaissez des gens aux destins extraordinaires ? Contactez-nous !

Les p'tits bonheurs

Chaque semaine, partagez-nous (par mail) vos petits plaisirs de la vie.


Juliette : « Ecouter l'eau bouillir dans la casserole. »


Nina : « Sentir qu'on fait sourire une personne au téléphone. » 


René : « Retrouver un billet oublié dans sa poche. »

On vous a transféré cette newsletter ?

Inscrivez-vous dès maintenant

Mais aussi

Dans son atelier, David redonne une seconde vie aux pianos

David navigue entre trois vieux pianos à queue Pleyel. Dans son atelier, à Saint-Maur-des-Fossés, en Ile-de-France, le passionné de musique et de bricolage restaure des pianos pour leur redonner leur lustre d'antan.


"Au bout de 100 ans, même le meilleur piano du monde a besoin d’être restauré," explique David. Il lui faut parfois deux mois pour rénover entièrement un instrument avec son principal outil : sa clef d'accordage. Comme sur cette carcasse de Blüthner de 1907, une pièce magnifique achetée 11 000 € et qu'il espère revendre à 35 000 €. Au collège, cet amoureux de bricolage montait et démontait déjà son scooter. Plus tard, au conservatoire, où il apprend la guitare, David a plutôt les yeux rivés sur les techniciens à l'œuvre…


C'est tout naturellement qu'il rejoint l'Institut technologique Européen des métiers de la musique (ITEMM au Mans), où il se forme aux métiers d'accordeur et de restaurateur. A sa sortie, en 2007, David fait ses gammes chez Pleyel pendant plusieurs années. A la fermeture de la seule et prestigieuse manufacture de pianos français, en 2013, David met ses qualités d'accordeur au service de grands pianistes, de Lang Lang à Diana Krall, accordant vite, selon les "demandes particulières" et exigeantes des musiciens.


Aujourd'hui, David ne passe plus 25 minutes sur scène, à accorder un piano avant un concert, mais plusieurs mois à le rénover dans son atelier. Jean-Baptiste, son ami et associé rencontré à l'ITEMM, et lui, ont pour ambition de créer leur propre société de restauration de piano, jusqu'à ce que leur atelier devienne trop petit.

Découvrez son histoire

Brèves de vie

🥩 Savoir couper dans le gras. Lobbyiste dans la finance, Valentin a décidé d'apprendre le métier de boucher après un déclic pendant le confinement. Pour ne plus courir et subir le rythme du métro-boulot-dodo, le jeune homme de 28 ans dit au revoir aux pourparlers avec la Commission européenne. Jusqu'en sept. 2022, il partagera son temps entre son alternance à la boucherie-charcuterie Terroirs d'Avenir et l'Ecole nationale supérieure des métiers de la viande, à Paris. Avant de retrouver l'Alsace, sa région d'origine, rapporte Actu Strasbourg.


👷‍♂️ Tirer sa révérence. Henri, 70 ans, ancien couvreur et échafaudeur "cassé de partout" s'est lancé un dernier défi avant de "vendre tout [son] matériel" : construire de toutes pièces la maison de ses rêves. Une tourelle de 11 mètres de haut, des pierres de tailles récupérées lors de fouilles, un vieux pressoir en guise de table à manger... le spécialiste dans les grands bâtiments (église, moulin, château), qui est heureux dès qu'il faut grimper quelque part, ne s'est pas facilité la tâche, rapporte La Gazette du Centre Morbihan.


💄 Dame de compagnie. Mathilde Davril est escort girl à Lyon depuis 10 ans. Dans son livre, "300 de l'heure, le prix de ma liberté", l'ancienne développeuse commerciale au journal Les Petites affiches lyonnaises raconte son passage de Tinder à la prostitution, où les hommes "sont plus respectueux, plus gentlemen" quand "ils paient", selon celle qui va "finir par se marier avec l'un de ses clients" à Actu Lyon.

Partagez cette newsletter !


            

  Toute l'actu de vos régions

  Découvrir nos autres newsletters

  Créez votre fil d'actualité locale

Pas encore abonné ? Je m’inscris à cette newsletter

Je ne souhaite plus recevoir cette newsletter