Vendredi 5 août 2022

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C'est la vie !

Bonjour à toutes et à tous,

Au sommaire :


- Swanny, 27 ans, coiffe les sans-abris dans la rue

- Anna remue ciel et terre pour retrouver le seul souvenir de son enfance

- Avec ses visites guidées, Julie met les femmes au cœur de l'histoire

- A 82 ans, Nicole s'offre un baptême en ULM

- Carine perd 58 kilos en 18 mois, 43 000 fans suivent ses conseils


Bonne lecture,

Florent Servia

Journaliste actu.fr

C'est son histoire

Swanny, 27 ans, coiffe les sans-abris dans la rue

Tout a commencé alors que je regardais les vidéos d’un Américain qui accueillait des sans-abris dans son salon. J’ai trouvé ça cool. Je me suis dit que j’allais faire pareil et me filmer. Je ne savais pas à l’époque pourquoi je devais le faire, mais je sentais qu’il le fallait. 


Alors un samedi après-midi de novembre 2018, je me suis rendu dans le centre-ville d’Angers, où je travaillais à l’époque chez un barbier. J’ai branché mes tondeuses devant un magasin et je suis allé voir des sans-abris pour leur proposer une prestation gratuite.


Quand je l’ai rencontré, Philippe voulait se sortir de la rue. Je l’ai filmé pendant que je le coiffais. Et j’ai posté la vidéo sur les réseaux sociaux. Elle est tout de suite devenue virale. Sur la vidéo, je montre le lieu où il vit afin que l’on puisse lui venir en aide.


Une journée de 2020, ma famille et moi nous baladions dans le centre-ville, quand j’ai reçu une tape sur l’épaule. C’était Philippe. Ça m’a fait un choc. Il m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais : « tu as changé ma vie. Je ne suis plus à la rue grâce à toi"

Ça m'a fait pleurer. J'ai alors compris pourquoi je devais continuer à coiffer des sans-abris.

Grâce au partage de la vidéo sur les réseaux sociaux, des gens ont été sensibilisés à son sort, sont venus le chercher et l’ont aidé. Philippe a pu réaliser son rêve. Il voulait vivre dans une cabane avec son chien et travailler dans les champs, c’est ce qu’il fait maintenant.


J’ai recommencé la même opération le 14 mai 2022, à Nantes. Ce jour-là, je me suis déplacé avec une poussette remplie de batteries pour mes tondeuses. Je suis allé coiffer directement les sans-abris là où ils se trouvaient, sans qu’ils aient besoin de se déplacer comme la première fois à Angers.


Devant la caméra, les sans-abris peuvent s’exprimer, lancer un appel à l’aide, expliquer ce qu’ils savent faire dans la vie afin de trouver du travail. C’est pour eux que je fais ça. Quand on se lève le matin en ressentant de la gratitude, ça n’a pas de prix. 


Mon objectif désormais, c’est de réaliser une vidéo tous les mois que je posterai sur mes réseaux sociaux, Facebook et Instagram. Mon rêve est de créer une émission de télé dans laquelle je coiffe les sans-abris et qu’à la fin de l’émission, on puisse voir qu’ils ont pu s’en sortir. Et je vais tout faire pour réaliser ce projet. 

Découvrez son témoignage

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Mais aussi

Anna perd Tigrou et remue ciel et terre pour retrouver le seul souvenir de son enfance

Le 23 juillet, Anna perd le seul souvenir de son enfance en Tchétchénie. Son oncle et son cousin lui ont offert "Tigrou", une petite peluche, en 2001, la veille de ses six ans. Quelques jours après, elle fuit le pays avec sa mère. Elle ne reverra jamais son oncle et son cousin.


21 ans plus tard, Anna égare son objet fétiche à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), en sortant de chez son fiancé. Désespérée, elle demande de l'aide sur le groupe Facebook "Wanted community Paris", placarde 200 affiches dans Noisy-le-Sec et promet une récompense de 200 euros.


Keita finit par l'appeler. Pas en capacité d'acheter des jouets, cette dame l'avait ramassée pour ses enfants. D'accord pour la lui rendre, Keita ne vient pas au 1er rendez-vous, déboussolée par des rumeurs : il doit y avoir de la drogue dans cette peluche, pour qu'une si grosse récompense soit offerte.


Le lendemain Keita rappelle Anna. Elle n'a pas ouvert Tigrou, choisissant de croire Anna, qui n'était pas au courant des rumeurs. Le second rendez-vous est tenu. Les deux femmes se tombent dans les bras, en pleurs. En plus des 200 euros, Anna compte donner à Keita les jouets que ses neveux et nièces ne veulent plus, raconte Actu Seine-Saint-Denis.

Découvrez son histoire

Brèves de vie

👢 Balades à contrepieds. Elevée par deux parents aux valeurs "très traditionnelles", Julie, 27 ans, a été scolarisée dans un collège/lycée non-mixte de Rueil-Malmaison à l'ambiance "anti-droits LGBT voire antiféministe". Aujourd'hui, après des études en Angleterre, où elle découvre le féminisme, elle organise des visites féministes guidées dans Paris. "Les femmes puissantes", "les femmes révoltées", "la libération sexuelle"... Plus de 10 000 personnes ont déjà profité de ses visites guidées, rapporte Actu Paris.


👂 Avoir l'estomac dans les oreilles. 30 kilos en 10 mois, 58 kilos en 18... Par deux fois dans sa vie, dans la vingtaine puis la quarantaine, Carine se met au régime. Sa réussite fait des envieux. Dès 2018, sous l'alias "la Marquise de Pompadour", elle partage des recettes, qu'elle publie en livres. Face à l'engouement de sa communauté (40 000 fans sur Facebook), Carine décide finalement de se consacrer exclusivement à ces fans, note le Courrier Vendéen.


🪂 S'envoyer en l'air. Nicole, 82 ans, est venue de Belgique pour effectuer son premier vol d'ULM au-dessus de la Baie de Somme. Une cliente peu commune à cet âge. Prochain défi pour Laurent et ses ULM, faire voler une personne centenaire. Le responsable du centre se dit même prêt à lui offrir. Avis aux amateurs ! Le Journal d'Abbeville.

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Ont contribué à ce numéro

Lucie d'Agosto Dalibot, Enzo Etton,

Maud Guilbeaut, Farah Sadallah

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