Vendredi 20 mai 2022

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C'est la vie !

Bonjour à toutes et à tous,

Au sommaire :


- Ancienne SDF, Enora s'est construit un petit chalet de 18m2

- A 53 ans, Barbara vend des glaces en triporteur par amour de la liberté

- A 79 ans et en béquilles, Geneviève reprend du service au restaurant

- Marceau se rend au travail dans un engin pas comme les autres

- Ils vivent le même accident à 27 ans d'intervalle : leur histoire les a liés



Bonne lecture

Florent Servia

Journaliste actu.fr

C'est son histoire

Ancienne SDF, Enora s’est construit un petit chalet de 18 m2 en Loire-Atlantique

Enora aimerait que la mairie lui accorde une poubelle et une boîte aux lettres. Elle s'estime déjà heureuse d'avoir remporté son procès face à la municipalité. Cette ancienne SDF installée dans un chalet de 18 m2 était poursuivie par la commune des Touches (Loire-Atlantique) pour non-respect des règles d'urbanisme.


La procédure a été lancée dès 2018 pour absence de demande préalable de permis de construire sur le terrain. La trentenaire a récemment gagné le droit de conserver son chalet, qui est sa résidence principale. Elle devra s'acquitter d'une amende de 200 €, dont 100 € avec sursis.


Son passé de SDF, sa mère malade d'un cancer, qu'elle accueille six mois par ans dans une caravane installée sur la parcelle et tout son travail de réhabilitation du terrain ont convaincu le tribunal d'intercéder en sa faveur.

Je suis tombée sur une juge très humaine, qui s'est vraiment montrée intéressée par mon histoire.

Enora a acheté le terrain de 2200 m2, classé agricole-loisirs, en octobre 2017. Elle était alors SDF depuis trois ans, vivant dans sa caravane, "à droite, à gauche", raconte l'aide à domicile de 37 ans. Quand elle trouve ce "champ de ronces," de "déchets d'amiantes et de ferrailles," Enora y voit le potentiel et réhabilite tout.


Celle qui, petite, dans le HLM où elle grandit à Nantes, rêvait déjà de "vivre dans un champ", dessine et construit son chalet avec son ami, menuisier-charpentier", pour 10 000 €, hors panneaux solaires. La propriété n'étant pas raccordée à l'eau potable, Enora utilise l'eau de pluie pour ses besoins quotidiens et celle de l'étang pour le jardin. Ses toilettes sont sèches. Son chauffage, un "petit poêle à pétrole", lui coûte 80 € dans son chalet bien isolé.


Ce mode de vie minimaliste correspond à un choix. Mais, il représentait aussi la seule possibilité de logement avec jardin dans un secteur où les prix des biens immobiliers flambent. Elle espère que, comme elle, d'autres usagers d'habitat léger auront la chance de voir leur dossier étudié avec autant de bienveillance, raconte l'Eclaireur de Châteaubriant.

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Mais aussi

A 53 ans, Barbara s'est lancée dans la vente de glaces en triporteur par amour de la liberté

C'est l'un de ses fils, "passionné de vélo" et cofondateur de Kooglof!, un service de livraison de repas strasbourgeois, qui l'a remise en selle. Barbara, 53 ans, s'est lancée dans la vente de glaces en triporteur.


Employée dans la restauration depuis son arrivée à Strasbourg, il y a trois ans, Barbara ne "voulait plus être enfermée". Les horaires de travail invraisemblables, la fatigue et les salaires de misère, ont eu raison d'elle. Depuis 10 jours, elle goûte à son désir de liberté grâce à son triporteur rose bonbon au "charme d'antan", un coup de cœur de 70 kilos à assistance électrique trouvé sur internet.


Les gosses qui "courent dans tous les sens", les "anciens qui ont des yeux d'enfants"... Barbara voit bien que les yeux pétillent sur son passage. Son itinéraire ? Il n'est pas encore tout tracé. Barbara "se cherche encore", se dit ouverte aux évènements privés. Si elle ne s'est pas dans quoi elle s'est lancée, la néo-entrepreneuse a un argument de taille pour vendre : elle-même raffole des glaces artisanales qu'elle vend.

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Brèves de vie

🧂 Poivre et sel. A 79 ans et en béquilles, Geneviève reprend du service pour éviter à son fils la fermeture du restaurant qu'elle a créé il y a 49 ans. Depuis un mois, Geneviève s'occupe de la plonge, des apéritifs et des cafés avec une prothèse dans le genou. Pour elle, "les assiettes sont devenues trop lourdes". Alexis, son fils, aimerait pouvoir se passer d'elle, mais refuse déjà les clients par manque d'effectif. Une mauvaise passe dont ils devraient se tirer : les candidatures pleuvent, sur les réseaux, pour ses annonces à 2000 euros net, raconte Actu Bordeaux.


🚴 Pattes-mobile. A bord de son vélomobile, Marceau effectue 100 km aller-retour pour se rendre au travail, deux à trois fois par semaine. Insolite, son engin, un tricycle couché et caréné, est peu répandu en France. Il y en aurait 500 dans l'hexagone selon lui. Doté d'une assistance électrique, le vélomobile est le moyen de transport à propulsion musculaire le plus rapide du monde. Il "consomme 20 fois moins d'énergie qu'une voiture," tout en permettant de se déplacer à l'abri du froid et de la pluie et de transporter des bagages, détaille Le Réveil.


🚜 Amis pour la vie. En 2015, Christophe découvre dans un article de l'Orne hebdo, que Quentin est en train de vivre la même histoire que lui, 27 ans plus tôt. Âgé de 10 ans, le jeune garçon de 10 ans s'est arracher le bras droit par un tracteur. Christophe, devenu paysagiste, décide de partager son expérience à la famille et encourager Quentin à ne pas reculer devant ses rêves. Ils ne se sont plus quittés depuis et Quentin, inspiré par son aîné, est aussi devenu paysagiste. L'Orne hebdo revient sur cette amitié spéciale.

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